Apporter ses affaires de Géographie (un livre chacun)
Géographie
Approches de la mondialisation (pleine page)
I - Des échanges à l’échelle du monde
Thème 2 - les échanges de marchandises
Accroche: Comment évoluent les échanges de marchandises depuis 1945 ? (p 189)
De 1948 à 2010 (bornes chronologiques),
les échanges de marchandises croissent de manière spectaculaire. Ils
sont multipliés par plus de 200 passant de 60 milliards de dollars (données statistiques ou nombres extraits du documents)
à 12 100 milliards avant la crise économique et boursière. Même si les
échanges ralentiront et diminueront sur quelques mois, ils restent
aujourd’hui en croissance forte.
Etudes de cas:
- l’Ipod, symbole aujourd’hui dépassé de la mondialisation des échanges
-
la CMA CGM, un grand armateur global et mondialisé dont les activités
reflètent et permettent l’explosion des échanges à l’échelle du monde
La
classe est divisée en 4 ensembles, eux mêmes décomposés en groupes de
2, chargés de traiter les 4 parties des études de cas du livre.
Impératifs :
Répondre de manière rédigée et appuyée sur les documents aux questions posées
Répondre à la question de synthèse de manière rédigée et appuyée sur les réponses précédentes.
Groupe 1 :
1 à 4 page 191 et réponse à la question : Pourquoi peut-on dire l’Ipod
est un produit mondialisé, c’est à dire un produit qui se retrouve
partout dans le monde ?
Groupe 2
: 1 à 4 page 193 et réponse à la question : Quel itinéraire est
emprunté par l’Ipod de sa création à sa distribution en passant par sa
fabrication ?
Groupe 3 :
1 à 5 page 195 et réponse aux questions: Pourquoi peut on dire que la
CMA CGM est une entreprise de transports dont l’activité est mondiale ?
Comment s’organise-t-elle à l’échelle mondiale (filiales, réseaux,
routes, ports et hubs) ?
Groupe 4 :
1 à 4 page 197 et réponse à la question: Quel est l’itinéraire du
Christophe Colomb sur les routes maritimes du globe ? En quoi son trajet
et ce qu’il transporte permet de comprendre et d’expliquer les échanges
de marchandises dans le monde mais aussi leurs risques ?
L’Ipod, un produit global et mondialisé qui révèle la mondialisation des échanges
Groupe 1 :
1 à 4 page 191 et réponse à la question : Pourquoi peut-on dire l’Ipod
est un produit mondialisé, c’est à dire un produit qui se retrouve
partout dans le monde ?
1
- Les différents composants de l’Ipod sont l’acier en provenance de
Russie, l’écran venant de Corée ou d’Indonésie. La mémoire flash vient
de Corée du Sud, la puce et les circuits intégrés viennent de Taïwan.
Composants et batterie viennent du Japon. Quant au disque dur et aux
circuits imprimés, ils viennent respectivement de Chine, des Philippines
et de Taïwan. (Usage de Google Earth). On constate que les 400 composants de l’Ipod viennent de plusieurs Etats et majoritairement d’Asie.
2
- L’Ipod est conçu au coeur de la Silicon Valley, près de San
Francisco, sur la côte ouest des Etats-Unis au siège social d’Apple à
Cupertino. Il est assemblé dans l’une des usines Foxconn en Chine. Les
composants de l’Ipod, son transport et son marketing coutant plus chers
(30% chacun du coût total) que son assemblage, il est donc plus
intéressant pour Apple de séparer les différentes étapes de création des
Ipods. Ainsi, sur 150 $ que coûte le produit en 2010, l’entreprise de
Steve Jobs réalise 25% de bénéfices.
3
- L’Ipod qui n’est plus produit aujourd’hui à cause de la
dématérialisation de la musique a permis de changer les comportements et
habituer les consommateurs à écouter de la musique sans physiquement la
posséder, tout en ouvrant la voie à l’Iphone et Ipad. En 2010, il ne
représentait que 14% du chiffres d’affaires d’Apple, aujourd’hui, il a
disparu de sa gamme.
4
- L’Ipod nano reflète les inégalités car le nombre d’heures nécessaires
pour son achat diffère selon les Etats. A Los Angeles, il faut
travailler 10heures, à Tôkyô 12h mais à Mumbai, il faut 177 heures de
travail. Le coût du travail et le pouvoir d’achat sont en effet très
différents selon que l’on est au Nord ou au Sud. Il est un symbole de la
mondialisation et de ses inégalités car vendu partout dans le monde, il
n’en reste pas moins inaccessible aux plus démunis (6p191) et aux plus
pauvres qui le produisent (5p191).
Groupe 2 : 1 à 4 page 193 et réponse à la question : Quel itinéraire est emprunté par l’Ipod de sa création à sa distribution en passant par sa fabrication ?
1 - L’Ipod, conçu en Cupertino en Californie est assemblé en Chine (Longhua) et à Taïwan (Taipei). Il est ensuite transporté par avion-cargo de Shanghai et Taipei vers l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord. Mais il est aussi transporté par bateau, via des porte-conteneurs qui l’acheminent jusqu’à des ports européens (Cork, Rotterdam…) et américains (New York, Fremont, Vancouver). Ils empruntent deux voies maritimes différentes, les premiers à destination de l’Europe et de la côte Est passent par l’Océan Indien, le détroit de Bab-El-Mandeb, le Canal de Suez, la Méditerrannée et le détroit de Gibraltar avant d’aller soit vers les rives européennes et ses ports soient vers la rive est des côtes états-uniennes. Ceux à destination de l’Amérique du Nord et de la côte Pacifique passent par l’Océan Pacifique et passeront prochainement par le passage du Grand Ouest allant de la Russie à l’Asie.
Une fois transbordés à quai, les ipods sont ensuite distribués via des camions jusqu’aux Apple store nationaux (26 en Europe, 251 en Amérique du Nord, 31 en Asie en 2010).
2 - Les modes de transport (aérien et maritime) évoluent en fonction du cycle de vie des Ipods, des coûts de transport des produits et de l’approvisionnement de ces derniers. Cette évolution est liée à la stratégie de production et de commercialisation d’Apple. Les modes de transports retenus résultent donc d’un choix lié aux coûts de production et aux bénéfices que vise l’entreprise.
3 - Les principaux continents où l’ipod est acheminé sont l’Amérique du Nord, l’Europe Occidentale ainsi que l’est de l’Asie (Chine, Japon, Corée du Sud) et l’Océanie (Australie, Nouvelle Zélande). Ce sont essentiellement des Etats riches, développés ou faisant partie des Etats émergents.
Bilan: Les lieux de conception, de fabrication et d’assemblage ne sont pas les mêmes que les lieux de vente. La création des produits se fait au Nord dans les siéges des grandes entreprises (Cupertino pour Apple) tandis que l’assemblage et la production se déroulent dans des Etats à bas coûts de main-d’oeuvre (Chine, taïwan). Ils profitent de la désindustrialisation des Etats du Nord (Amérique du Nord, Europe) et permettent des coûts de production plus bas et donc des bénéfices potentiels plus élevés. Cela est rendu possible par une division internationale de la production, des tâches et du travail mais aussi par la faiblesse des coûts du transport maritime.
Les entreprises comme Apple qui sont des FTN (firmes transnationales réalisant une partie majoritaire de leurs chiffres d’affaires à l’étranger) adaptent et choisissent leurs stratégies en fonction.
3 - Les régions reliées par la CMA CGm sont l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord, les trois pôles de puissance d’aujourd’hui correspondant anciennement à la Triade (expression dépassée datant des années 1980). Les principaux de passage empruntés par la CMA CGM sont le détroit de Malacca près de Singapour, les détroits de Bab El Mandeb au niveau de la Mer Rouge, d’Ormuz au niveau du Golfe Persique, le Canal de Suez, le détroit de Gibraltar entre l’Espagne, le Maroc et l’Angleterre). D’autres endroits sont des passages importants: le Cap de Bonne espérance à la pointe de l’Afrique du Sud, le canal de Panama, le Cap Horn et le détroit de Béring étant peu utilisés par les grands porte-conteneurs en raison de leur dangerosité ou de leur inaccessibilté.
La CMA CGM, un grand armateur global et mondialisé dont les activités reflètent et permettent l’explosion des échanges à l’échelle du monde
Groupe 3 : 1 à 5 page 195 et réponse aux questions: Pourquoi peut on dire que la CMA CGM est une entreprise de transports dont l’activité est mondiale ? Comment s’organise-t-elle à l’échelle mondiale (filiales, réseaux, routes, ports et hubs) ?
1 - La CMA CGM est une entreprise mondiale et mondialisée. Elle dessert des ports sur tous les continents, elle est implantée via ses filiales dans le monde entier. née de la fusion de deux grandes compagnies maritimes, elle peut livrer n’importe quel client où qu’il soit dans le monde par le train, les barges, le camion et bateaux.
2 - Les filiales de la CMA CGM sont au nombre de trois: la filiale terrestre (LTI) qui regroupe 200 camions, la filiale ferroviaire (CMA rail) et enfin la filière fluviale (River shuttle containers). Ces trois filiales sont toutes reliées aux grands ports européens. Cette diversification des filiales s’explique par la volonté de de livrer les clients où qu’ils se trouvent sur un territoire relié à un grand port maritime desservi par la CMA CGM. L’idée est d’éviter et d’optimiser (rendre le plus efficace) le plus possible les ruptures de charges (changement de mode de transport). On appelle cela la logistique, c’est à dire l’organisation du transport et de l’acheminement d’un produit de sa conception à la livraison au client final.
Travail pour vendredi 10 octobre
- Questions 1 à 5 page 197
- recopier la trace écrite ci-dessus
- Répondre à la question suivante:
Comment se déroulent les échanges mondiaux ? Entre quelles parties du monde ?
Comment a évolué le commerce mondial et pourquoi ?
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